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Personnalités de Ondarroa:
· Txomin Aguirre (1864 – 1920):
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Prêtre, écrivain, il rédigea beaucoup d’articles dans des journaux de cette époque. Fondateur de l’Académie Basque de la langue. Parmi ses livres, il faut distinguer «Auñamendiko Lorea», roman historique n’eut hélas pas beaucoup de succès. Plus tard, il écrivit « Kresala » et «Garoa». Le premier relate en euskara bizkaieraz les histoires d’un village de marins tel que Ondarroa, et le second, écrit en gipuzkeraz, narre la vie dans un hameau de Oñate.
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| · José Benito Bikandi (1894-1958): |
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Peintre de Ondarroa admiré et reconnu par Ignacio Zuloaga, Jorge Oteiza et autres. Il résida à Paris durant l’époque dorée, où il fit la connaissance de Picasso, Braque, Fujita et Modigliani. En 1926, il partit pour l’Argentine où il fut professeur de céramique. Lors de l’Exposition Universelle de Paris de 1937, il obtint la médaille d’or dans la catégorie des céramiques.
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| · Agustín Zubikarai (1914-2004): |
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Il étudie aux séminaires de Vitoria-Gasteiz et de Saturraran. À 16 ans, il commence à écrire pour le journal Eguna. Il a écrit pour Zeruko Argia, karmel, Argia, Egun, Boga Boga, Eguna… Il est emprisonné pendant la guerre civile espagnole, et échangé contre un journaliste de Saragosse, puis il s’exile en France. Son œuvre est très vaste, il a rédigé des pièces de théâtre, des contes, des narrations et des livres sur les villages de Biscaye. Il a reçu de nombreux prix, parmi lesquels Toribio Alzaga. Il fut académicien d’Honneur à l’Académie de la Langue Basque.
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| · Pedro María Unanue (1814-1845): |
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Pedro María Unanue fut le premier ténor basque de l’histoire à obtenirun rayonnement international. Son nom apparut pour la première fois sur les affiches en 1836, et la carrière professionnelle d’Unanue parvint tout juste à remplir une décennie. Sa dernière représentation eut lieu à Trieste en 1845. Durant ce bref intervalle, les théâtres d’Andalousie, Madrid, Saint-Pétersbourg, Brégame et Trieste purent entendre la voix puissante du chanteur, et être émus par son travail passionnée, intensément romantique.
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Personnalités de Elantxobe:
· Andima Ibiñagabeitia Idoiaga (1906– 1967):
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Il naquit à Elantxobe le 27 janvier 1906, et mourut à Caracas, en 1967. Il fut jésuite et étudia à Tudela, Loiola, Oña et Marneffe (Belgique). Il abandonna la Compagnie de Jésus avant d’être ordonné prêtre. Il dû s’exiler en raison de ses activités politiques. D’abord à Paris (de 1947 à 1954), et plus tard au Guatemala (de 1954 à 1956), pour s’installer définitivement au Venezuela. Il publia un grand nombre d’articles et de lettres, principalement pour la revue Euzko Gogoa, mais aussi pour Euzko Deya, Gernika, Alderdi ou Egan. De même, il élabora différentes méthodes d’apprentissage de l’euskera et traduit à cette langue des oeuvres classiques. Sa biographie représente fidèlement la génération qui se fit le porte-drapeau de la récupération de la culture basque avant la guerre, depuis la Diaspora et en Euskal Herria. Il fut nommé correspondant à l’Académie le 25 août 1961.
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| · Imanol Berriatua (1914 – 1981): |
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Il naquit à Elantxobe le 24 décembre 1914 et mourut à Jérusalem le 15 septembre 1981. Il fut franciscain et effectua ses études de théologie à Arantzazu, pour partir plus tard à Cuba, où il fut ordonné prêtre. Il revint au Pays Basque en 1950. Il dominait le grec, l’hébreu, l’anglais et l’allemand, entre autres langues. Il vécu dans les couvents de Forua, Bilbao et Bermeo ; dans ce dernier village, il fut le chapelain des pêcheurs et sortait même en mer avec eux pour les aider dans leurs formalités dans les ports africains. À partir de 1967, pendant qu’il résidait à Bilbao, il intensifia son travail de recherche sur l’euskera. Il voyagea en Israël et réalisaune contribution importante dans le terrain des méthodes et de l’enseignement de l’euskera. Il fut nommé correspondant à l’Académie le 25 août 1961.
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| · Gorgonio Rentetia (1868– 1940): |
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Il naquit à Elantxobe le 9 septembre 1868 et décéda à Bayonne le 27 janvier 1940. Il fut navigateur –il passa de nombreuses années aux Philippines comme capitaine de bateau-, maire d’Elantxobe et député à la Diputación Foral de Biscaye. Il fut un orateur renommé et un écrivain prolifique. Il publia dans des médias comme Euskalzale, Baserritarra, Euskalduna, Ibaizabal, Euzkadi, Ekin et Eguna. Sa fille Jule Renteria s’est chargée de compiler tous ses articles et poèmes. Ils ont ainsi vu le jour dans un livre intitulé «Izartu euskaldunak! elantxobetar baten olerkiak eta artikuluak» publié par l’Institut Labayru et la Fondation BBK. Igone Etxebarria, correspondante à l’académie Euskaltzaindia a dirigé l’édition.
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Personnalités de Getaria:
· Juan Sebastián Elkano (1487-1526):
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Les historiens datent l’origine de son penchant pour la mer dans sa jeunesse, durant laquelle ilnavigua sur des bateaux de pêche. En 1509, il contribua à l’expédition du cardinal Cisneros qui conquit Oran, puis à celle que dirigea Gonzalo Fernández de Córdoba en Italie. En 1519, il s’enrôla dans l’expédition de Magellan ; l’expédition poursuivit jusqu’aux Moluques, où il fut décidé que Elkano continuerait avec le navire Victoria par la route du Cap de Bonne Espérance, tandis que le reste retournerait à Panama. Après avoir achevé le tour du monde pour la première fois dans l’histoire, Elkano parvint à Sanlúcar de Barrameda avec son navire, le 6 novembre 1522. En 1525, il rallia l’expédition de Loaysa, voile sur les Moluques une nouvelle fois, et périt du scorbut en pleine traversée du Pacifique.
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| · Domingo de Bonaetxea (1744-1775): |
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Marin, explorateur, géographe et botaniste. Il naquit au sein d’une famille issue d’une longue lignée de marins. Une fois officier de la marine, il navigua à travers la Méditerranée et sur la côte atlantique d’Amérique. Ses traversées en Europe et dans l’Atlantique américain perdurent dans ses journaux et les descriptions qu’il écrivit. En outre, Bonaetxea dirigea deux expéditions dans les mers du sud, qui eurent pour résultat la découverte de plusieurs îles, dont Tahiti, que les Britanniques n’avaient pas décelées. Il fut l’auteur de nombreuses études botaniques et géographiques. |
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| · Cristóbal Balenciaga (1895-1972): |
Fils d’arrantzales, il fait ses premiers pas dans le monde de la couture au Palais d’Aldamar, ancienne résidence des marquis de Casa Torre, les parents de la reineFabiola de Belgique. En 1915, il fonde sa première maison de couture à Donostia–Saint-Sébastien, et plus tard à Barcelone et Madrid. Suivi par une clientèle sélecte et raffinée, depuis les reines Marie-Christine de Hasbourg et Victoria Eugenia jusqu’à l’actrice Jane Fonda, toutes furent de fidèles adeptes. En 1958, il reçut la distinction de Chevalier de la Légion d’Honneur. À 72 ans, après 30 ans d’activité à Paris, il décida de prendre sa retraite. Il mourut à Valencia le 24 mars 1972 et fut enterré à Getaria. |
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| · Joaquín María de Barroeta y Hurtado de Mendoza y Aldamar (1788-1866): |
À 16 ans, il lutta contre les Français durant la guerre de Convention. Pendant la guerre carliste, il prit le parti de la reine Cristina. Il participa à la tentative de Espoz y Mina y Montesdeoca. Il fut maire de Getaria en 1815 et sénateur du Royaume en 1844, et à ce poste, il défendit énergiquement l’intégrité des privilèges basques (fueros vascongados). À la mort de ce Chevalier de Saint Jacques, Grand Croix d’Isabelle la Catholique et Gentilhomme de la Chambre, la Députation provinciale ordonna le transfert à Getaria de sa dépouille, et le fit ensevelir dans la chapelle de la Piedad. Il fut l’un des ancêtres de la reine Fabiola de Belgique. |
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| · Pepita Embil (1918-1993): |
Elle consacra sa vie au théâtre lyrique et fut l’une des sopranos interprètes de zarzuela, d’opérette et d’opéra les plus remarquables du 20ème siècle. Elle étudia la musique et le chant à Donostia-Saint-Sébastien. Elle participa à différents groupes musicaux : l’Orfeón Eusko Abesbatza, l’Ereseinka et la Salle Pleyel à Paris. Elle fit ses débuts au Théâtre du Liceo de Barcelone. Elle finit par être considérée comme la reine du théâtre lyrique espagnol. Elle épousa le baryton Plácido Domingo Ferrer et tous deux s’établirent au Mexique, où ils formèrent leur propre compagnie lyrique. Leurs deux enfants María José et le célèbre ténor Plácido Domingo Embil furent les fruits de cette union. |
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Personnalités de Mutriku:
· Antonio de Gaztañeta (1656-1728):
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Né à Mutriku en 1656, il s’embarquatrès jeune, sous la tutelle de son père, le capitaine Francisco de Gaztañeta. Durant un voyage à Veracruz, à la mort de son père, il dû mener le vaisseau pour revenir à Pasajes, alors qu’il n’avait que seize ans. Après avoir participé à nombre d’expéditions et de voyages, il finit par être Lieutenant Général. Presque autodidacte de formation, il publia en 1692 « Norte de la Navegación hallado por el Cuadrante de Reducción », ce qui lui valut d’être nommé en 1702 Superintendant Général des Chantiers Navals de Cantabre, où il dirigea la construction de plusieurs navires.
Il fut l’un des meilleurs ingénieurs navals de son époque à l’échelle mondiale. Il écrivit de nombreux traités, et fut le premier à rationaliser systématiquement la construction de bateaux. Il recueillitégalement d’importants lauriers militaires : le plus significatif fut en 1727, quand il réussit à apporter à la péninsule le trésor des Indes, après avoir déjoué plusieurs escadres anglaises. Ce haut fait lui valut une pension viagère pour lui-même et pour ses enfants.
C’est lui qui fit construire le palais Arrietakua, une belle construction baroque en pierre de taille. Il mourut en 1728 à 71 ans, après avoir joui d’une vie intense.
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| · Cosme Damián de Churruca (1761-1805): |
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Né en 1761, il vécu dans le palais Arrietakua, entouré par les livres et les objets d’Antonio de Gaztañeta. Après avoir effectué ses premières études au séminaire conciliaire de Burgos, il entra à l’académie de Cadix comme midship. Il poursuivit ses études à Ferrol, où il suivit des cours de mathématiques et d’astronomie, pour exercer plus tard en tant que professeur dans cette même académie. Il fut l’une des grandes figures au sein de l’élite d’officiers scientifiques que l’illustration espagnole fit éclore.
En 1787, alors Lieutenant de Vaisseau, il accomplit un travail louable durant l’expédition au détroit de Magellan. En 1792, avec le grade de Capitaine de Frégate, il partit vers l’Amérique pour réaliser les cartes des Antilles, travail qui serait ensuite applaudi de par le monde. En 1801, dans le port de Brest, il publia un livre sur les ordonnances militaires. Au cours d’une visite à Paris, Napoléon Bonaparte lui fit un cadeau précieux en reconnaissance de ses oeuvres. En 1803, il revint à Mutriku pour des problèmes de santé, et occupa le poste de maire de la ville.
Nous devons la construction de la paroisse actuelle à ses idées illustrées. Le 21 octobre 1805, aux commandements du San Juan de Nepomuceno, il périt durant la bataille de Trafalgar, la jambe fauchée par un boulet de canon. Son courage au combat fut loué de tous. |
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Personnalités de Orio:
· Gabriel De Hoa (s. XVII):
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Secrétaire du Conseil des Indes de Felipe II, maire d’Orio, il obtint 14 000 ducats pour la construction duport d’Orio. |
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| · Anjel Lertxundi (1948): |
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Né à Orio (Guipúzcoa), au hameau Andu, en 1948,d’oùprovient son surnom «Andu». Lertxundi est un écrivain connu et reconnu, un écrivain exceptionnel à la trajectoirefertile. En outre, sa contribution ne se limite pas au seul champ de la littérature basque ; il a réalisé de grands apports à tout l’ensemble de la culture euskaldun, puisqu’il a aussi exercé en tant que professeur, journaliste, scénariste et réalisateur de cinéma. Lertxundi est un écrivain émérite. Il est l’un des meilleurs prosateurs actuels de la littérature basque, mais aussi, d’une certaine façon, l’un des représentants les plus évidents de notre littérature parmi les milieux culturels de l’état espagnol, en grande partie du fait que certains de ses derniers ouvrages ont été traduits en espagnol («Las últimas sombras» aux éditions Seix Barral, «Un final para Nora» chez Alfaguara et «El huésped de la noche» chez Alberdania). Lertxundi sera, sans doute, un écrivain que les prochaines générations aussi apprécieront et prendront en considération. Quant à nous, nous avons la chance d’être ses contemporains.
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| · Benito Lertxundi (1942): |
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Benito Lertxundi est l’un des plus grands musiciens et chanteurs du Pays Basque. C’est un véritable barde, un poète épique et lyrique à demi basque et à demi celte. En plus d’être la vedette la plus connue originaire d’Orio dans le domaine de la musique, il est également l’une des gloires de la musique basque de tous les temps. Un barde, un chevalier qui se serait trompé de siècle, un homme d’une extrême sensibilité, un créateur d’une profondeur particulière. Benito Lertxundi a présenté en solo sept singles entre 1967 et 1969 (regroupés plus tard sur son premier album), et déjà, à cette époque, il était évident que ce n’étaient que les débuts d’un grand chanteur. Benito Lertxundi serait un peu plus tard, sans aucun doute, l’un des principaux interprètes de la nouvelle musique basque. Il lui fut interdit de chanter en Guipúzcoa et en Biscaye de 1969 à 1971, mais le natif d’Orio ne céda pas ; au contraire, personne ne pouvait l’arrêter. En 1973, il présenta son deuxième disque «Oro laño mee batek», inspiré par certains poèmes de Lizardi (poète culte, rénovateur de la poésie basque au début du XX ème siècle). L’année suivante, il présente un disque composé de chansons de Zuberoa (région du Pays Basque français) : «eta maita herria», «ükhen dezadan plazera», puis suivront : «Zuberoa-Askatasunaren Semeei» (1977), «Altabizkar» (1985), «Itzaltzuko bardoari» (1981), «Gaueko ele ixilen balada» (1985), «Mauleko bidean... izatearen mugagabean» (1987), «Pazko gaierdi ondua» (1989), «Hunkidura Kuttunak» (1993), «Hunkidura Kuttunak» (1994), «Hitaz oroit» (1996)... Zuberoa et ses vieilles chansons attirent Benito Lertxundi avec une intensité particulière, et le chanteur montre aussi une sensibilité spéciale envers les sonorités celtes. Voilà donc Benito, qui réinterprète les trésors récupérés de ses ancêtres, et qui cultive aussi bien les nouvelles tendances celtes. Le compositeur originaire d’Orioréunit la tradition et la modernité. Trois générations se sont reconnues dans la lyrique et la voix de ce barde basque du vingt-et-unième siècle.
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| · Jorge Oteiza (1908 –2003): |
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Oteiza a été, sans aucun doute, l’un des plus grands sculpteurs qu’ait jamais produit le Pays Basque. Son œuvre est internationalement connue et applaudie, quant à Oteiza lui-même, il était un grand génie créatif, un homme d’une personnalité exceptionnelle et d’un caractère exalté. Tout comme c’est arrivé à beaucoup de grands créateurs, Oteiza a été durant des années un artiste incompris, voire même mal compris. Cela est peut-être dû à la profondeur et aux grandes percéesde son travail métaphysique : espace, temps, Dieu, Rien... Ce sont des concepts clés dans l’œuvre du créateur d’Orio. Le propos esthétique d’Oteiza a beaucoup influé la modernisation de la culture basque, et son apport a eu une importance vitale, surtout pour ce qui se rapporte à la sculpture. Même s’il a aussi cultivé avec adresse la poésie, dans laquelle son extraordinaire personnalité et son fort caractère sont tout aussi évidents, c’est sa sculpture qui a fait de lui un artiste de renommée internationale. Oteiza n’a pas réalisé de sculpture figurative ; Oteiza vidait la pierre. L’espace qui remplit le vide, c’est ce qui importe réellement dans son œuvre. L’origine de l’œuvre d’Oteiza se situe á Orio. C’est sur la plage d’Orio que le sculpteur a découvert la grandeur du vide. Le vide comme espace protecteur, comme lieu de protection face à l’angoisse et à la mort... Oteiza construira toute sa pensée et son œuvre autour de cette idée. Pendant son enfance, il s’allongeait sur le dos sur la plage d’Orio, dans les trous laissés par les chariots qui venaient là pour chercher du sable ; et là, étendu, en regardant le ciel, il a découvert le vide protecteur. En regardant depuis le fond de ce trou, il percevait le ciel sacré ; depuis ce trou sombre, il voyait la lumière de Dieu. C’est pourquoi Oteiza a déclaré que toute expérience esthétique est religieuse, c’est pourquoi Oteiza a souligné l’importance du Cromlech (mégalithe) circulaire et vide, c’est pourquoi Oteiza a commencé à vider la pierre à la recherche de la sculpture qui se cache en son intérieur. Jorge Oteiza est décédé le 9 avril 2003.
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| · Aita Lertxundi (1836-1896): |
Franciscain, missionnaire au Maroc, il rédigea la première grammaire en castillan-arabe. |
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| · Juan Zaragueta Bengoetxea (1883-1974): |
Théologien et membre de l’Académie Royale des Sciences Morales et Politiques. |
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| · Victor Embil: |
Né à Orio en 1868, célèbre officier de la remonte, dont Jorge Oteiza sculpta le buste, que vous pouvez admirer au centre historique d’Orio. |
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Personnalités de Pasaia:
· Blas de Lezo (1689– 1741):
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L’Amiral Patapalo, Blas de Lezo, Général de l’Armada, naquit à Pasaia (Guipúzcoa), en 1689. En 1701, il s’enrôla comme midship et en 1704, pendant la Guerre de Succession espagnole, il combattit en tant que membre d’équipage de l’escadre française qui affronta les forces alliées d’Angleterre et de Hollande, durant la bataille livrée au large deVélez Málaga, pendant laquelle il perdit la jambe gauche à cause d’un boulet de canon, montrant dans cette terrible tragédie un tel sang froid qu’il étonna jusqu’à l’amiral en personne. Il participa à la défense du Château de Santa Catalina, à Tolón, où il perdit l’œil gauche. En 1713, il fut promu Capitaine de vaisseau, et un an plus tard, il fut envoyé au second siège de Barcelone, où il perdit le bras droit. En 1732, déjà Chef de l’Escadre Navale de la Méditerranée, il fit une expédition à Oran à bord du Santiago, et aux commandes de 54 bâtiments et de 30 000 hommes. Oran fut récupérée, mais Bay Hassan réunit à nouveau des troupes et assiégea la cité, la mettant dans une situation critique. Il patrouilla ensuite dans ces mers durant des mois, pour empêcher que les Algériens ne reçoivent des renforts de Constantinople, jusqu’à ce qu’une épidémie ne le force à revenir à Cadix. En 1734, le Roi récompensa ses services en le nommant Général de l’Armada. En 1737, il repartit en Amérique avec les navires Fuerte et Conquistador, et fut nommé Commandant Général de Cartagène des Indes, site qu’il défendit des assauts de l’amiral anglais Sir Edward Vernon, une glorieuse page des armes espagnoles.
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| · José Joaquín de Ferrer y Cafranga (1763 – 1818): |
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Située face au quai de San Pedro, la maison des Ferrer fait partie d’un ensemble d’éléments en relation avec cette famille de Pasaia que vous trouverezdans divers recoins de la localité. José Joaquín de Ferrer y Cafranga naquit dans cette maison et mourut à Bilbao en 1818. Il vécut la fin de l’époque de splendeur du commerce colonial, dont le port de Pasajes fut protagoniste durant le 18ème siècle. Comme nombre d’habitants de Guipuzcoa, il s’embarqua durant la décennie de 1770, encore adolescent, sur l’un des bâtiments de la Compagnie Royale deGuipúzcoa de Caracas, dont le port de Pasaia était la base principale. Mais ce bateau fut fait prisonnier, et son équipage et ses passagers furent conduits en Angleterre. Cependant, grâce aux influences de sa famille, qui tenait un établissement à Londres, sa captivité se transforma en une étape formative féconde, durant laquelle il démontra son penchant pour les sciences mathématiques et astronomiques. Il mit en pratique cette formation scientifique en Amérique par différentes mesures astronomiques, ce qui lui valut d’être reconnu membre de la Société Philosophique des États-Unis, où il résida pendant la première décennie du 19e siècle. À la fin de la guerre d’Indépendance contre Napoléon, il revint en Europe et fin 1814, il travaillait à l’observatoire de Cadix, à l’élaboration de données géographiques sur la Péninsule Ibérique, ce qui lui valut d’être internationalement connu sous le surnom de «l’astronome espagnol».
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| · Joaquín María de Ferrer (1777-1861): |
Jeune frère du précédent, né à Pasaia en 1777 et mort à Santa Águeda (Guipúzcoa) en 1861. Comme son frère, il commença une carrière liée aux affaires commerciales de sa famille et comme lui, il eut aussi l’opportunité d’étudier à Londres. À trente ans, il était un commerçant prospère en Amérique et il lutta contre l’invasion napoléonienne, parmi les rapatriés qui rejoignirent les incitateurs au régime libéral. Il fut élu par Guipúzcoa député aux Cours qui dirigèrent le Triennat Libéral (1821-1823). Avec le retour à l’absolutisme de Fernando VII, il dû s’exiler à Paris. Dès le début de la Première Guerre Carliste, il revint en Espagne, et fut l’un des principaux dirigeants de la cause libérale ; de nouveau élu député par Guipúzcoa en 1837, il fut l’un des rapporteurs de la Constitution de 1837 et collabora avec Espartero à l’arrivée au pouvoir de celui-ci à Madrid, il fut maire de la capitale en 1840 et plus tard Ministre d’État. Au niveau local, il mena à terme quelques initiatives pour améliorer le port de Pasaia. Vers 1850, il participa à la fondation de la fonderie de plombs de la Real Compañía Asturiana de Minas, une entreprise multinationale dirigée par des financiers belges, à la place de l’ancien Couvent des Capucins d’Errenteria, détruit pendant la guerre carliste. Il s’agit de l’une des premières et des plus importantes initiatives industrielles de ce port. Il construisit la Villa Salinas, à l’endroit qu’occupe aujourd’hui l’École Nautique, dont l’un des murs conserve adossé le blason de cette famille.
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| · Paco Rabanne (1934): |
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Paco Rabanne, de son vrai nom Francisco Rabaneda, est né à Trintxerpe (Pasaia) en 1934, de père andalou et de mère basque. Étant enfant, son père (chef de l’armée républicaine) est fusillé pendant la Guerre Civile. Par la suite, lui, sa grand-mère et son frère se réfugient en France. Durant les quatre ans de l’occupation allemande, la famille reste cachée en Bretagne, où Rabanne vivra jusqu’à ses dix-huit ans. Il hérite sa passion pour la mode de sa mère, qui travaillait comme couturière dans l’atelier du couturier Balenciaga à Donostia-Saint-Sébastien. Quand il termine ses études d’architecture, il commence à dessiner des bijoux, après quoi il passe au dessin de mode. Il a exercé dans ce domaine jusqu’à devenir l’un des couturiers les plus importants au monde. Coco Chanel l’appelait le métallurgiste. Guidé par un fil d’argent, cet homme de fer de la haute couture lance en 1964 ses premiers vêtements expérimentaux et importables, réalisés en matériaux contemporains. Grâce à ses modèles en métal ou à ses robes en papier, l’inventeur de la côte de maille des années 60 est une figure de référence pour de nombreux designers. Près de trente ans après, dans son atelier-laboratoire, il reste fidèle au plastique, au métal et à sa foi dans le futur. À part le crayon, ses instruments préférés sont les tenailles et le chalumeau. Sa muse n’est autre que la Jeanne d’Arc de l’an 2000 : une battante qui domine les hommes d’une manière étonnante. Couvert d’honneurs et de distinctions, après avoir défilé dans le monde entier, il s’inscrit dans la lignée des couturiers-conceptuels. L’important pour lui, c’est de créer des volumes, des modèles uniques, conçus pour être mobiles dans l’espace : des vêtements « de pique-nique » décorés de couverts en plastique, des boléros confectionnés avec des goulots de bouteilles, des tuniques réalisées de plaquettes articulées. Avec 140 licences, son nom brille en lettres d’argent dans le monde entier. Réputé mystique, Rabanne est un homme très réservé, d’une grande sensibilité, qui aime approfondir les aspects les plus transcendantaux et philosophiques de la vie.
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Personnages célèbres de Zumaia:
· Angeles Sorazu (1873-1921):
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Issue d’une famille de pêcheurs de Zumaia, on peut la considérer comme une écrivain, mais Angeles Sorazu (1873-1921) fut également béatifiée à Rome par le Pape Jean Paul II. À 19 ans, elle entra au couvent des Franciscains ou elle écrivit les œuvres mystiques qui ont été publiées après sa mort, «La vida espiritual coronada por la triple manifestación de Jesucristo», la biographie «Vida de la Reverenda Madre Ángeles Sorazu», etc. |
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| · Baltasar de Etxabe (1540-1620): |
Baltasar Etxabe fût écrivain, homme de loi et peintre. Il est né à Oikia et était surnommé «le vieux»—il fût le père du peintre Baltasar Etxabe dit «Le jeune»—. Parmi ces ouvrages, il convient de citer le livre intitulé «Los discursos de la antigüedad de la lengua cántabro-vascongada» imprimé au Mexique en 1607. Quand à sa carrière artistique, il convient de dire qu’il fût en principe, le créateur de l’École de Peinture de Mexico. D’autre part, ses travaux les plus importants furent le retable de l’église de Tlatelolco et «La oración de huerto» qui se trouve à l’Académie des Beaux-arts de Mexico.
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| · Bonifazio Etxegarai (1878-1956): |
Bonifazio Etxegarai (1878-1956) fût homme de loi extrêmement connu. Mais il fût également membre de l’académie de la langue basque –il remplaça son frère Karmelo à Euskaltzaindia-, et il publia plusieurs travaux sur l’euskera, l’histoire d’Euskal Herria ainsi que sur l’ethnographie, aussi bien en langue basque qu’en Espagnol. Il publia également des contes et les premières lignes d’un roman intitulé «Aquí fût la Arcadia».
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| · Elbira Zipitria (1906 – 1982): |
Elbira Zipitria est née le 28 mai 1906 à Zumaia. Elle a suivi ses études d’institutrices au pensionnat des Teresianas de Saint-Sébastien et peu de temps après elle commença à enseigner à Saint-Sébastien. En 36, lorsque la guerre fut déclarée, elle dût arrêter le travail réalisé à l’Ikastola de los Muñoas de San Sebastián. C’est alors que Elbira Zipitria s’en alla vivre au pays basque français, et plus précisément à Sara. Malgré tout, elle ne tarda pas à revenir à. En 1942, elle planta les graines des premières ikastolas (écoles en langue basque qui possèdent leur propre organisation) et commença à dispenser des cours dans la maison que les Arriolas possédaient dans la rue Prim. Par la suite, elle continua à dispenser des cours dans la maison que les Goenagas possédaient dans la rue Urbieta. Dès lors, et pendant les dernières années de la dictature, jusqu’au moment où elle commença à donner des cours dans ikastola Orixe, elle le fit au second étage du Nº26 de la rue Fermín Calbetón. Elbira Zipitria fût l’une des fondatrices de la ikastola Orixe. Elle collabora énormément aussi à la création de l’Ikastola Urumea de Hernani. Elle a consacré 50 ans de sa vie a l’enseignement de la langue basque. Elle travailla non seulement auprès des enfants, en qualité de maîtresse d'ikastola, mais organisa également des Écoles du soir pour alphabétiser les parents euskaldunes (Celui ou celle qui connaît et utilise la langue basque). Elle fit un pas de géant dans le monde de l’euskera : pour enseigner le verbe basque, elle laissa de côté les mots des grammaires non basques et pour la première fois, utilisa le système du « nor-nori-nork ».
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| · Julio Beobide (1891-1969): |
Julio Beobide originaire de Zumaia est né en 1891 et est mort en 1969. Il a consacré sa vie à la sculpture ; en suivant toujours son propre chemin, et il passa la majeure partie de sa vie à Zumaia. Il est extrêmement connu en dehors de son village. Au sein de la sculpture de l’Euskal Herria, il faut le classer dans la catégorie des artistes nées à la fin du XIXe siècle. Il appartient à la génération qui connutla Guerre Civile, et se caractérise notamment par le réalisme et la peinture des mœurs. Par conséquent, Beobide a travaillé sur deux genres basques populaires et sur la sculpture religieuse. Pour dessiner les sujets, il choisit l’essence de la forme du début du siècle, en laissant de côté les singularités purement décoratives. Voilà pourquoi ses sculptures sont simples et dures, et renouvellent très souvent la réalité traditionnelle des images, en exagérant les formes d’expression (c’est le cas par exemple des Christs). Il a travaillé avec de nombreux matériaux, cependant le bois reste de loin son préféré. Il travaillait d’ailleurs sur bois quand la mort le surpris, et n’acheva pas son image du Christ mort. Son studio, la maison appelée Kresala, a été transformé en musée, où l’on peut admirer différentes œuvres de cet artiste originaire de Zumaia qui appartenait à l’Académie des Beaux-arts de San Fernando. |
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| · El marinero Mendaro : |
Juan Martínez de Mendaro, le marin Mendaro, a dirigé et gagné la bataille de Gibraltar en 1475. Il a dirigé la bataille à la tête du bateau «La Zumaya», mais sa victoire, fut endeuillé par la mort de son fils. En souvenir de cet évènement, le marin Mendaro offrit à la paroisse un tableau. Au bas de celui-ci apparaît une bataille en mer, et c’est l’un des premier avec de genre de scène. En haut, apparaît la vierge sur son trône, ainsi que Saint Pierre et Sainte Catherine. |
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| · Juan Mari Zubia (1809-1866): |
Juan Mari Zubia est né à Zumaia le 15 mars 1809. Lorsqu’il eut neuf ans, son père lui apprit à pêcher et l’emmena en mer. Entre ses 21 ans et ses 40 ans, il traversa plusieurs fois l’Atlantique. Puis il devint patron de pêche à Saint-Sébastien. Le 13 juillet 1861, la barque San José de San Sebastián coula. Mari et neuf autres marins sauvèrent 3 des sept marins, mais l’un d’eux mourut avant même d’arriver au port. Le 9 janvier 1866 autre galerne attrapa deux bateaux de Getaria, l’un d’eux coula à l’entrée de Pasajes et l’autre se retourna en tentant de rejoindre Saint-Sébastien. Mari quitta immédiatement le port pour sauver les marins, mais les vagues le firent couler. Mari et 37 autres hommes disparurent en mer. En souvenir de Mari, quelques mots sont inscrits en haut de l’escalier de la rue Mari de Zumaia et sur le quai de Saint-Sébastien. |
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| · Julene Azpeitia (1888 – 1980): |
Julene Azpeitia a travaillé en faveur de la culture basque. Elle fût une enseignante engagée, et publia en 1988 des contes, des nouvelles brèves et de petits livres destinés à l’enseignement de la langue basque qui reçurent de nombreux prix. |
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Personnalités de Bermeo:
· Juan de Acurio:
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En 1526, un habitant de Bermeo du nom de Juan de Acurio s’enrôla comme contremaître pour l’expédition des Moluques ou d’Épices, une aventure grâce à laquelle le controversé Magellan se proposait de démontrer qu’il existait un raccourci vers les Indes Orientales. S’il put atteindre son but, il ne termina jamais le voyage retour, pas plus que la majorité de 265 participants à cette entreprise. Juan Sebastián Elcano revint à la tête des dix-huit hommes qui réussirent à faire le tour du monde, parmi lesquels se trouvait Juan de Acurio.
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| · Nestor Basterretxea (1924- ): |
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Sculpteur, peintre, réalisateur de cinéma et dessinateur, Nestor Basterretxea est né à Bermeo en 1924. C’est un artiste complet et l’une des grandes références de l’art contemporain basque et mondial. Exilé en 1936, il vit 5 ans en France et 11 en Argentine. À son retour, il gagne lors d’un concours, la réalisation des peintures murales de la crypte de la nouvelle Basilique d’Aranzazu. Il est sélectionné pour la Biennale de Venise et de Sao Paulo, Brésil. Il est co-fondateur du groupe de peinture expérimentale «Equipo 57», et de «Gaur» : groupe de peintres et de sculpteurs à l’origine de la nouvelle école basque. Au long de sa remarquable trajectoire en tant que réalisateur de cinéma, on peut distinguer la réalisation de « Ama Lur », long-métrage qui lança le cinéma moderne en Euskal Herria. Parmi sa prolifique carrière comme sculpteur, il faut souligner la «Série Cosmogonique», sur les divinités populaires de la cosmogonie basque archaïque, réalisée en chêne, et la sculpture-symbole du Parlement Basque. Une trentaine de ses sculptures sont actuellement installées dans des lieux publics dans notre pays, en Argentine et aux États Unis. Il a été nommé, entre autres postes, conseiller artistique du Département de la Culture auGouvernement Basque et Président du Festival de Cinéma de Saint-Sébastien, et il est correspondant à la Real Academia de Bellas Artes de San Fernando. Prophète en son pays, il est l’enfant chéri de Bermeo. Il réside actuellement à Hondarribia, Guipúzcoa.
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